mardi 20 février 2018

La fin du dogme

Il est naturel d’appartenir à une famille, un clan, un parti, etc.

La religion, les partis politiques, les groupements ethniques et les idées reçues nous façonnent dès notre plus tendre enfance.


C’est ainsi que nous nous cachons toute notre vie derrière des illusions du soi et que nous créons un personnage qui va devoir mourir un jour.


Arrivé au pied du mur, le voilà seul. Il se sent dénudé et à la merci du vent. L’être qui a voué sa vie à une cause, se retrouve isolé devant la mort. Il doit tout abandonner, alors qu’il a fait des efforts démesurés pour obtenir des biens matériels. Que lui reste-t-il maintenant ? La vue de cette belle illusion qu’il a tant chérie s’en va, maintenant. Que voit-il ? Est-il libre ? Où va-t-il ?


La réponse est dans la question.


La Voie est une question.


Celui qui la voit, entend sa voix.


Celui qui entend la voix, voit la Voie. Elle ne dit qu’une seule chose : « Vois ! »


Seule la foi produit cette vue.


La liberté vient du culte personnel.


礻 Culte  +  單 personnel = 禪 Zen

dimanche 4 février 2018

Utopien citoyen de l'univers

Le monde idéal serait celui où il n’y aurait plus de différence sociale.

Naturellement, la plupart des gens voudraient être riches, ou en tous cas moins souffrir pour gagner de l’argent.


Il est naturel et pertinent d’appeler à la richesse, même si celle-ci ne durera pas éternellement.


Il est plus facile d’aspirer au bonheur qu’à la richesse, car celle-ci ne rend pas forcément heureux même si elle y contribue. Les suicides ont lieu en majorité dans les pays riches.


Le bonheur est fait pour tout le monde, tandis que la richesse est plutôt faite pour rendre fous ceux qui ne l’ont pas.


En fait, la richesse rend jaloux les pauvres et encore plus cupides ceux qui la possèdent déjà.


C’est comme mettre la main sur un câble électrique. On ne peut plus lâcher et on se fait griller.


Il est très difficile de trouver le juste milieu dans le domaine de l’argent, car c’est une richesse qui n’apporte pas la sécurité, ce qui fait qu’il en faut toujours plus pour nourrir encore plus l’illusion d’une sécurité.


La richesse est nécessaire dans notre monde matériel, mais elle doit circuler librement, sinon elle sera source de malheur.


Finalement, la vraie source de richesse est notre potentiel personnel, notre intelligence et notre cœur.


On peut gagner des millions, mais ce qui importe c’est la créativité qui a produits ces millions et non pas l’argent lui-même.


L’argent rend service, mais la plupart du temps nous nous mettons au service de l’argent.


Je suis vraiment tenté de croire, voire dans la conviction profonde que la vraie richesse intérieure est infinie et immortelle.


Tant qu’on vit ici dans ce monde, on peut faire quelque chose, produire quelque chose, se rendre utile pour des petites choses. Si on attend une rente et qu’on croit que cela nous suffira à nous rendre heureux, on finira dépressif et on mourra dans le malheur. 


Ceux qui ont pour seul moteur l’argent, sont des pauvres gens.


L’artiste qui produit par passion et qui se détache de la richesse, est infiniment riche.


Le problème est la reconnaissance, car beaucoup d’artistes ne s’intéressent pas à l’argent, mais ont une énorme soif de reconnaissance. Il est plus facile de trouver sa propre richesse intérieure que de ne plus être en manque de reconnaissance. Pour obtenir cette satisfaction intérieure, il y a un long chemin à parcourir. Certains prétendent que cela prendra plusieurs vies.


Finalement, ce qui compte, c’est de continuer à suivre ce chemin et d’avoir du plaisir à vivre.

jeudi 1 février 2018

Ame ou esprit

Peut-on prendre soin de son âme ?

La première chose n’est-elle pas de savoir différencier l’âme de l’esprit ?

C’est un long apprentissage que de savoir reconnaître son âme, car les couches de calques sont nombreuses dans notre personnalité.


La vie est comme une pelote emmêlée où on doit on doit séparer puis unir les fils en écheveaux.


Cela concerne d’abord notre aspect relationnel, car il est de toute première importance dans la quête du bonheur. Il y a des gens avec qui nous avons des affinités et d’autres qui nous sont toxiques. Il ne s’agit pas de bien et de mal, mais d’atomes crochus. Si une personne ne nous a pas en odeur de sainteté, cela ne veut pas dire que nous sommes mauvais, mais plutôt que nous lui correspondons pas.


Le piège principal est le fait de vouloir s'enorgueillir en société et dans certaines de nos relations. Cela vient d’un besoin affectif et d’une soif de reconnaissance. La conséquence sera des hésitations et des obstacles qui ne feront que de mettre des bâtons dans nos roues.


Le second grand piège vient de l’union et de l’amour. Au début de la vie, les passions sont fortes et l’amour est souvent remplacé par des désirs matériels. Cela conduira souvent à des séparations, des désillusions, mais grâce à une certaine persévérance, les obstacles tomberont et on pourra peut-être enfin goûter à la vraie nature de la connaissance de l’âme.


Le secret fondamental pour évoluer et avoir une chance de toucher au but, c’est le pardon. Le fait de pardonner est ce qui nous conduit au plan céleste.

lundi 29 janvier 2018

Le dernier mot

La dernière clef ou le dernier mot

Dans le poème « Les 4 clefs du zen », la dernière clef est la liberté, c’est la clef des champs.

« Les autres sont révoltés, je reste immobile
Saisi par les désirs, je me tiens juste droit
Face au conseil des sages je me tiens tranquille
En fait je ne bouge que sur ma propre voie » 


Maintenant, modifions un peu le dernier mot :


« En fait je ne bouge que sur ma propre voix »


Le fait de bouger sur ma propre voix, c’est la loi d’attraction, l’affirmation qui met en mouvement l’énergie.


C’est du français, bien sûr, mais c’est une langue magique.



Je vois ma voie quand j’entends ma voix


 

Zen

Comment traduit-on ce mot ?

Cela vient de dhyâna (pron. Diane) en sanskrit et c’est : « l’attention »


Et en indo-européen on a Diane, la chasseresse.


Les chinois prononcent Chan et les japonais Zen.


Voici quelques possibilités de traduction du sinogramme ou idéogramme Zen ou Chan qui est formé de deux pictogrammes :


Culte 礻 + 單 personnel = 禪 Zen
Désigner 礻 + 單 simplicité = 禪 Zen
Spiritualité 礻 + 單 arme = 禪 Zen


La troisième traduction démontre bien que ce caractère est né du berceau des arts martiaux (Le temple Shaolin)


La fourche antique du paysan 單 peut servir d’arme pour se défendre contre l’oppresseur.


Si on y ajoute une touche de spiritualité, on obtient la philosophie du chevalier, de la guerre sainte, du combat contre le mal, etc.


Dhyâna c’est la septième et avant dernière étape du yoga.
Dhyâ c’est la pensée.
Na c’est l’abnégation.
Dhyâna c’est un état d’esprit sans pensée.



samedi 27 janvier 2018

A-t-on quand même un bon fond ?

Je n’ai rien contre les mouvements animaliers et je suis pour l’étique et le respect de la nature en général, mais je trouve qu’il y a trop de gens qui critiquent l’humanité.

Les humains aiment les mythes et ils favorisent les mites dans leurs tiroirs.


Oui, car les mythes sont des raccourcis vers une zone de confort et c’est ce qui corrompt l’esprit. On se focalise sur un souvenir illusoire et on renchérit en rajoutant à bien plaire.


La réalité est parfois rude et la nature sauvage n’est pas toujours aussi tendre, mais la vie sur terre est une belle expérience.


Je ne dis pas que j’aime souffrir, car il n’est pas normal d’aimer souffrir, mais je ne supporte plus qu’on n’aime plus l’être humain.


Notre fond est bon, mais nous sommes toujours tentés de parler de ce qui ne va pas.


Si l’info ne concerne pas une catastrophe ou un malheur, elle génère moins de profit, car ce qui se vend c’est les mauvaises nouvelles.



Voir plus loin

Mais comment ?

La vue nous emprisonne dans la perception de la matière.


Il paraît que les particules qui composent les atomes seraient dépourvues de matière, ce qui ferait que notre monde est une grande illusion.


C’est pour cela que nous devons apprendre à regarder le vide.


En prenant le temps de regarder le ciel, nous pouvons voir ce qui est derrière la trame.


Les écrans d’ordinateurs et de smartphones nous enferment dans une illusion dont il serait nécessaire de se libérer. Tout ce temps perdu à être occupé, c’est du gâchis.


En écrivant cela je suis plus sur mon clavier que sur mon écran et du coup j’ai un tour d’avance.


Non je rigole !


Mais c’est plus grave que ça !


L’heure est grave et il est temps de passer du temps à ne rien faire du tout.


Contempler !


C’est tout !