dimanche 7 janvier 2018

Ce qui passe

Je me dis que la journée est passée, mais on dirait que la journée dit que c’est moi qui suis passé. 

Le temps ne vieillirait-il pas ? 

Pourtant il me semble qu’il passe, mais lui, dit que c’est moi qui passe. Il fut un temps où la vie me semblait longue. Ça c’était avant. Maintenant la vie devient de plus en plus courte.

Qui suis-je ?

D’abord une part terrestre
Ensuite une part céleste
Cela produit ainsi le moi
C’est aussi celui qui croit
Nous avons tous un père
Nous avons tous une mère

Le "moi" disparaîtra et mes parts terrestres et célestes se sépareront pour retourner à leur nature originelle.


Les souffles du ciel et de la terre me sont prêtés, pour le passage dans ce monde.


Je ne suis qu’un observateur, témoin du créateur, dont la seule voie est ma voix.


Au moment de partir, mon essence terrestre qui devra suivre mon corps dans la terre sera triste et mon esprit qui devra s’envoler au ciel, sera fâché, mais la nature est ainsi faite et la seule chose qui doit rester c’est les moments de beauté, la compassion et l’amour universel.

samedi 6 janvier 2018

L’âme son

J’ai reconnu sa voix, il avait exactement la même dans sa vie précédente.

Dans la réincarnation il y a deux critères importants, ce sont les yeux et la voix.

Dans le regard l’âme est présente et dans la voix aussi.


jeudi 4 janvier 2018

Quand nous partirons

Je crois que ceux qui partent trop vite, sont souvent les meilleurs.

Mais je crois aussi qu’ils sont plus attachés à nous autres bipèdes qui sommes encore vivants, que nous l’étions pour eux. Ils sont toujours là, près de nous. Il nous incombe donc d’en faire le culte.


Je crois que ceux qui partent très tard, sont les plus détachés et c’est ce qui fait que leurs âmes peuvent aller plus loin, pour explorer d’autres univers. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire le culte des ancêtres, mais ce rituel aura plus pour but de les guider et les aider à s’envoler plus haut, tandis que nos proches partis trop tôt, sont parfois nos anges gardiens. Ils sont toujours là, par les rêves.


Si je crois en la vie, automatiquement je croîs dans la vie et je fais une croix sur mes croyances infructueuses. C’est la liberté. Mais croire à quelque chose qui n’est pas vrai, c’est un mensonge innocent. 


Naturellement c’est la vie qui décide si on doit rester ou non.


S’accrocher à la vie, si c’est naturel, c’est normal, mais l’acharnement thérapeutique, c’est un commerce avec l’attachement et c’est plus de souffrances inutiles.


Ceci n’est que mon avis.

mercredi 3 janvier 2018

Science transcendante

La pseudoscience est un domaine où on peut facilement raconter n’importe quoi.
En termes de physique il semblerait que rien ne se crée et rien ne perd, et que tout se transforme, donc la mort n’existe pas.


La mort serait donc la dispersion des entités qui nous constitue et donc il ne s’agirait que la mort de l’ego.


Une fois de plus, le modèle taoïste me guide vers l’idée que parmi ces entités qui me constitue, il y en a une qui est immortelle.


C’est le Ling Hun (âme ou esprit céleste réalisé)


Du point de vue de l’anthropologie gréco-latine, il s’agit de l’âme.


Du point de vue taoïste c’est l’âme réalisée, contrairement aux animaux (Jue hun – âme en réalisation) et aux végétaux (sheng hun – âme naissante).


Cette âme ou esprit ling hun ne pourrait pas mourir, alors que toutes les autres entités risquent de disparaitre. Si le ling hun est conçu de façon consciente par l’être humain, il devient alors Shen (esprit immortel) entité du cœur.


Comme déjà maintes fois répétés, le Ling hun est l’une des trois entités résidant dans le sang du foie.


Le hun aurait un rapport avec la vue, le fait de voir, d’être l’observateur.


Selon les yogis tibétains, cet observateur est immortel.


Il est le même dans la vie ordinaire, dans les rêves et dans la mort.


Le foie est le seul des cinq organes (foie, cœur, rate, poumon, rein) qui se régénère, un peu comme s’il était immortel. En Français, nous avons la chance d’avoir le foie qui est à la fois un organe vital et du point de vue métaphysique, le centre de la foi, puisque le ling hun c’est l’âme chrétienne qui demande à ce qu’on la découvre et qu’on l’associe à l’esprit du cœur pour réaliser l’immortalité.


Le foie est donc le siège du hun qui est la vue, l’imagination, le rêve, le côté droit et aussi le mouvement du souffle vital dans le corps.


lundi 1 janvier 2018

Du binaire au ternaire ???

Dans le monde ordinaire, il y a les appartenances. Qu’elles soient religieuses, philosophiques, ethniques, politiques, économiques ou autres, elles nous enferment inévitablement dans ce système de dualité qu’est l’alternative du fonctionnement binaire.

En musique le rythme binaire est une division du temps en 2 ou 4 pulsations. Le rythme ternaire est une division à 3, 6 ou parfois à 9. 


Les rythmes ternaires à 3 temps (9/3) sont très particuliers, par contre un rythme binaire à 3 temps, devient ternaire, car 3X4 est égal à 4X3. Cela prouve que le binaire est une matrice.
En matière de chiffres, les taoïstes prétendent que l’impair est yang, donc majoritairement masculin et le pair est yin (féminin).


Le binaire serait donc ainsi la dualité du yin et du yang. C’est la base du langage informatique (0 et 1).


Quand on communique par écrit, le second degré ne devrait jamais être utilisé avec une personne que l’on ne connaît pas, car cela peut engendrer de l’agressivité. Le binaire est donc la première façon de fonctionner dans ce système de communication, mais il faudrait utiliser le ternaire ou l’impair (uniquement premier degré). Cela veut dire que l’on prend vite parti d’une idée et quand on prend une position sur un avis, on entre facilement en guerre avec ceux qui sont de l’autre avis. Les méchants deviennent les méchants avec des têtes de méchants et les gentils deviennent les vrais gentils avec des têtes de gentils. C’est purement binaire. Aucune souplesse. En avant marche ! Gauche, droite, gauche, droite…
Maintenant, si on met tout ça dans le fonctionnement de notre raison, on pourrait conclure que les deux hémisphères du cerveau gauche et du cerveau droit sont un compromis du binaire et du ternaire. Cela n’a rien de scientifique, c’est purement philosophique.
Alors, comment passer au ternaire ?


Dans le domaine de la percussion africaine du Mandingue par exemple, il existe au moins 4 codes pour définir le style de rythme joué. Il y a le binaire avec plus ou moins de swing qui fait basculer le rythme vers le ternaire et il y a principalement 3 sortes de rythmes ternaires. C’est l’appel qui se joue sur 3 ou 4 temps qui va définir de quelle famille de rythme il s’agit. Il y a aussi un swing de certains rythmes ternaires qui va donner un accent binaire, mais cela reste dans la matrice de ces 4 codes principaux. Le 4 s’impose donc comme la valeur initiale et c’est donc le binaire qui l’emporte. C’est le monde rationnel et matériel, c’est la matrice, la terre, le carré, le cadre, la pensée, etc.


Pour revenir à nous autres, petits bipèdes humains et au domaine de notre esprit, le passage au ternaire, c’est donc en quelque sorte l’irrationnel, c’est l’exploration du rêve et donc le monde de la musique dans sa créativité par exemple. L’unification des deux hémisphères produit le 1, l’unité qui permet de voyager entre les mondes. En percussion on improvise en ternaire sur un rythme binaire et vice-versa, et donc dans la vie on peut faire pareil. 


C’est donc ainsi qu’en mettant de l’art dans nos vies, la dualité ne peut plus nous rendre aussi agressif.


« Ni binaire, ni ternaire, bien au contraire,
C’est faire taire l’ordinaire au profit d’un nouvel air et donc d’une nouvelle ère.
Et c’est nettement meilleur pour nos nerfs.
Poils aux airs ! »


(Les pères culs sionistes dans l’air dû tant)