lundi 29 janvier 2018

Le dernier mot

La dernière clef ou le dernier mot

Dans le poème « Les 4 clefs du zen », la dernière clef est la liberté, c’est la clef des champs.

« Les autres sont révoltés, je reste immobile
Saisi par les désirs, je me tiens juste droit
Face au conseil des sages je me tiens tranquille
En fait je ne bouge que sur ma propre voie » 


Maintenant, modifions un peu le dernier mot :


« En fait je ne bouge que sur ma propre voix »


Le fait de bouger sur ma propre voix, c’est la loi d’attraction, l’affirmation qui met en mouvement l’énergie.


C’est du français, bien sûr, mais c’est une langue magique.



Je vois ma voie quand j’entends ma voix


 

Zen

Comment traduit-on ce mot ?

Cela vient de dhyâna (pron. Diane) en sanskrit et c’est : « l’attention »


Et en indo-européen on a Diane, la chasseresse.


Les chinois prononcent Chan et les japonais Zen.


Voici quelques possibilités de traduction du sinogramme ou idéogramme Zen ou Chan qui est formé de deux pictogrammes :


Culte 礻 + 單 personnel = 禪 Zen
Désigner 礻 + 單 simplicité = 禪 Zen
Spiritualité 礻 + 單 arme = 禪 Zen


La troisième traduction démontre bien que ce caractère est né du berceau des arts martiaux (Le temple Shaolin)


La fourche antique du paysan 單 peut servir d’arme pour se défendre contre l’oppresseur.


Si on y ajoute une touche de spiritualité, on obtient la philosophie du chevalier, de la guerre sainte, du combat contre le mal, etc.


Dhyâna c’est la septième et avant dernière étape du yoga.
Dhyâ c’est la pensée.
Na c’est l’abnégation.
Dhyâna c’est un état d’esprit sans pensée.



samedi 27 janvier 2018

A-t-on quand même un bon fond ?

Je n’ai rien contre les mouvements animaliers et je suis pour l’étique et le respect de la nature en général, mais je trouve qu’il y a trop de gens qui critiquent l’humanité.

Les humains aiment les mythes et ils favorisent les mites dans leurs tiroirs.


Oui, car les mythes sont des raccourcis vers une zone de confort et c’est ce qui corrompt l’esprit. On se focalise sur un souvenir illusoire et on renchérit en rajoutant à bien plaire.


La réalité est parfois rude et la nature sauvage n’est pas toujours aussi tendre, mais la vie sur terre est une belle expérience.


Je ne dis pas que j’aime souffrir, car il n’est pas normal d’aimer souffrir, mais je ne supporte plus qu’on n’aime plus l’être humain.


Notre fond est bon, mais nous sommes toujours tentés de parler de ce qui ne va pas.


Si l’info ne concerne pas une catastrophe ou un malheur, elle génère moins de profit, car ce qui se vend c’est les mauvaises nouvelles.



Voir plus loin

Mais comment ?

La vue nous emprisonne dans la perception de la matière.


Il paraît que les particules qui composent les atomes seraient dépourvues de matière, ce qui ferait que notre monde est une grande illusion.


C’est pour cela que nous devons apprendre à regarder le vide.


En prenant le temps de regarder le ciel, nous pouvons voir ce qui est derrière la trame.


Les écrans d’ordinateurs et de smartphones nous enferment dans une illusion dont il serait nécessaire de se libérer. Tout ce temps perdu à être occupé, c’est du gâchis.


En écrivant cela je suis plus sur mon clavier que sur mon écran et du coup j’ai un tour d’avance.


Non je rigole !


Mais c’est plus grave que ça !


L’heure est grave et il est temps de passer du temps à ne rien faire du tout.


Contempler !


C’est tout !


 

jeudi 25 janvier 2018

Les trois règnes

Les animaux sont très proches des humains. D’ailleurs les humains font partie du règne animal. Les végétaux et minéraux semblent être deux autres règnes distincts qui s’inscrivent dans la classification scientifique. Maintenant si on différencie l’homme de l’animal, on peut parler de quatre règnes.

Les taoïstes classifient trois règnes entre le ciel et la terre. Cette idée est associée à l’esprit « hun » ou âme céleste qui contient ces trois niveaux de conscience. Le végétal est une âme naissante, l’animal est une âme en éveil et l’homme est une âme réalisée. Il ne s’agit pas d’une réalisation de l’âme comme le propose l’indouisme et le bouddhisme, mais d’un potentiel ou d’une faculté d’éveil.
L’anthropologie nous entraine à la perception et la reconnaissance d’un cinquième règne.
Dans le courant New Age on pare des enfants indigos ou de cristal, alors que dans les religions il y a les avatars, les anges, les prophètes, etc.

Le néo chamanisme parle aussi de l’avènement d’un cinquième règne et c’est sans doute pour cela que beaucoup de personnes se proclament comme étant des chamanes. C’est une mode qui fait un bon fond de commerce et il y a certainement quelques charlatans qui se vendent sans scrupules, alors que d’autres sont persuadés d’être des élus et ils font aussi leur business en exploitant la crédulité des personnes en quête de nouveauté.

Il est généralement admis que le mot chamane vient de Sibérie, mais il existe curieusement un homophone en sanskrit qui représente l’ascète austère qui est capable de voyager entre les différents états de conscience. L’austérité est l’une des cinq disciplines de la seconde étape du second chapitre du yoga sutra. L’austérité n’est pas quelque chose de fun et cet état n’est pas atteint par une prise de drogue, mais par un travail répétitif (rituels et prières) et surtout par le fait que cela est attribué à quelques personnes, mais jamais à l’ensemble d’une population.

Se proclamer chamane dans notre société dénaturée, procure une sensation de pouvoir qui peut paraître agréable, mais savons-nous vraiment ce qui se passe sous la trame ? Est-ce que le chamane aime toujours sa faculté de voir ?

Chez les taoïstes, il y a les prêtres qui décèlent les esprits obscurs et les chamanes qui les font partir. Chez nous, nous faisons un pot pourri de chamanes, prêtes et guide de toutes sortes, se faisant appeler maîtres. Notre esprit moderne et démocratique nous fait croire que nous pouvons tous accéder aux mêmes connaissances et c’est peut-être bien là le problème majeur, car il semble que nous soyons souvent programmés pour avoir des statuts différents.

Maintenant, pour parler de ces différents règnes et de la possibilité d’évolution pour tout un chacun, il semble évident que le premier pas à faire est d’accepter le mystère, d’accepter que nous avons tous une part d’ombre, mais il y a aussi le fait que notre nature est bonne à l’origine. L’idée reçue du christianisme et de son péché originel, est une tare qui empêche l’évolution humaine.
L’hérédité psychique qui nous entraîne aux croyances, demande à ce que l’on fasse table rase des idées reçues et Dieu sait si elles sont nombreuses.


dimanche 21 janvier 2018

Au commencement était la poule

Essence des sens

 Puis la poule créa l’œuf et les poussins

Le premier sens, c’est quand tu sens. L’odorat est le sens le plus subtil. L’être humain sent aussi loin qu’un chien, sauf qu’il n’arrive pas à tracer l’odeur comme son ami le canidé.
On peut sentir une odeur, tout comme on dit qu’on sent quelque chose arriver. Peut-être est-ce parce que l’odeur peut être sentie sans que l’on puisse la voir.


Dans le yoga on peut choisir le sens de ce sens en se concentrant sur la pointe du nez dans le but de sentir les parfums qui émanent des multivers. Autrement dit, c’est le choix de tracer l’odeur vers l’intérieur de soi. Cela fait partie de la cinquième étape du yoga sutra.
La première odeur est rance, fétide, comme celle des aisselles. C’est par le feu intérieur que l’on purifie ce ressenti. Il y aurait sept odeurs subtiles qui conduisent à l’olfaction de l’encens sacré éternel.


S’avoir soi-même en odeur de sainteté est plutôt agréable.


Pouvoir se sentir soi-même est un pas vers la paix.


Quand on se sent ainsi soi-même, on est come dans un cocon, comme dans un véhicule inter-universel, on voyage entre les mondes sans souci.


En réalité il n’y a que quatre sens. La quintessence des cinq sens, révèle le sixième sens qu’est la sensation de papillons dans le ventre. Il n’y a que quatre sens globaux, car l’odorat est assujetti à l’ouïe en lui donnant un sens en tant que direction. On sent pour avoir un sens à suivre, puis on écoute, on voit, on touche et on goûte. C’est là que se manifestent les papillons dans le ventre.


Il n’y a que deux éléments primordiaux. Les quatre éléments (terre – eau – air – feu) sont le terreau et l’air, ou la terre et le ciel. Le feu est un agent. C’est un agent double, car l’eau est un feu froid.


Le feu va vers le haut et l’eau vers le bas. Ce sont les deux faces d’une même pièce ou les deux sens d’une seule essence.


Finalement il n’y a que le ciel et la terre. Finalement c’est la terre qui crée le ciel.


Notre vision de la création a été inversée.


La terre crée une courbure dans l’espace.


Einstein l’avait perçu par intuition et on l’a blâmé pour cela. Avant de mourir il a avoué que c’était une supposition.


Au début des années 2000, des physiciens ont pu prouver qu’il avait raison.
Donc, si la terre crée une courbure dans l’espace, cela veut simplement dire que la terre crée le ciel.


Dans la cosmologie taoïste il est dit que la terre de Kun engendre le métal de Qian (le ciel), c’est donc la même chose. 


Au commencement la poule créa l’œuf !

dimanche 7 janvier 2018

Ce qui passe

Je me dis que la journée est passée, mais on dirait que la journée dit que c’est moi qui suis passé. 

Le temps ne vieillirait-il pas ? 

Pourtant il me semble qu’il passe, mais lui, dit que c’est moi qui passe. Il fut un temps où la vie me semblait longue. Ça c’était avant. Maintenant la vie devient de plus en plus courte.

Qui suis-je ?

D’abord une part terrestre
Ensuite une part céleste
Cela produit ainsi le moi
C’est aussi celui qui croit
Nous avons tous un père
Nous avons tous une mère

Le "moi" disparaîtra et mes parts terrestres et célestes se sépareront pour retourner à leur nature originelle.


Les souffles du ciel et de la terre me sont prêtés, pour le passage dans ce monde.


Je ne suis qu’un observateur, témoin du créateur, dont la seule voie est ma voix.


Au moment de partir, mon essence terrestre qui devra suivre mon corps dans la terre sera triste et mon esprit qui devra s’envoler au ciel, sera fâché, mais la nature est ainsi faite et la seule chose qui doit rester c’est les moments de beauté, la compassion et l’amour universel.

samedi 6 janvier 2018

L’âme son

J’ai reconnu sa voix, il avait exactement la même dans sa vie précédente.

Dans la réincarnation il y a deux critères importants, ce sont les yeux et la voix.

Dans le regard l’âme est présente et dans la voix aussi.


jeudi 4 janvier 2018

Quand nous partirons

Je crois que ceux qui partent trop vite, sont souvent les meilleurs.

Mais je crois aussi qu’ils sont plus attachés à nous autres bipèdes qui sommes encore vivants, que nous l’étions pour eux. Ils sont toujours là, près de nous. Il nous incombe donc d’en faire le culte.


Je crois que ceux qui partent très tard, sont les plus détachés et c’est ce qui fait que leurs âmes peuvent aller plus loin, pour explorer d’autres univers. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire le culte des ancêtres, mais ce rituel aura plus pour but de les guider et les aider à s’envoler plus haut, tandis que nos proches partis trop tôt, sont parfois nos anges gardiens. Ils sont toujours là, par les rêves.


Si je crois en la vie, automatiquement je croîs dans la vie et je fais une croix sur mes croyances infructueuses. C’est la liberté. Mais croire à quelque chose qui n’est pas vrai, c’est un mensonge innocent. 


Naturellement c’est la vie qui décide si on doit rester ou non.


S’accrocher à la vie, si c’est naturel, c’est normal, mais l’acharnement thérapeutique, c’est un commerce avec l’attachement et c’est plus de souffrances inutiles.


Ceci n’est que mon avis.

mercredi 3 janvier 2018

Science transcendante

La pseudoscience est un domaine où on peut facilement raconter n’importe quoi.
En termes de physique il semblerait que rien ne se crée et rien ne perd, et que tout se transforme, donc la mort n’existe pas.


La mort serait donc la dispersion des entités qui nous constitue et donc il ne s’agirait que la mort de l’ego.


Une fois de plus, le modèle taoïste me guide vers l’idée que parmi ces entités qui me constitue, il y en a une qui est immortelle.


C’est le Ling Hun (âme ou esprit céleste réalisé)


Du point de vue de l’anthropologie gréco-latine, il s’agit de l’âme.


Du point de vue taoïste c’est l’âme réalisée, contrairement aux animaux (Jue hun – âme en réalisation) et aux végétaux (sheng hun – âme naissante).


Cette âme ou esprit ling hun ne pourrait pas mourir, alors que toutes les autres entités risquent de disparaitre. Si le ling hun est conçu de façon consciente par l’être humain, il devient alors Shen (esprit immortel) entité du cœur.


Comme déjà maintes fois répétés, le Ling hun est l’une des trois entités résidant dans le sang du foie.


Le hun aurait un rapport avec la vue, le fait de voir, d’être l’observateur.


Selon les yogis tibétains, cet observateur est immortel.


Il est le même dans la vie ordinaire, dans les rêves et dans la mort.


Le foie est le seul des cinq organes (foie, cœur, rate, poumon, rein) qui se régénère, un peu comme s’il était immortel. En Français, nous avons la chance d’avoir le foie qui est à la fois un organe vital et du point de vue métaphysique, le centre de la foi, puisque le ling hun c’est l’âme chrétienne qui demande à ce qu’on la découvre et qu’on l’associe à l’esprit du cœur pour réaliser l’immortalité.


Le foie est donc le siège du hun qui est la vue, l’imagination, le rêve, le côté droit et aussi le mouvement du souffle vital dans le corps.


lundi 1 janvier 2018

Du binaire au ternaire ???

Dans le monde ordinaire, il y a les appartenances. Qu’elles soient religieuses, philosophiques, ethniques, politiques, économiques ou autres, elles nous enferment inévitablement dans ce système de dualité qu’est l’alternative du fonctionnement binaire.

En musique le rythme binaire est une division du temps en 2 ou 4 pulsations. Le rythme ternaire est une division à 3, 6 ou parfois à 9. 


Les rythmes ternaires à 3 temps (9/3) sont très particuliers, par contre un rythme binaire à 3 temps, devient ternaire, car 3X4 est égal à 4X3. Cela prouve que le binaire est une matrice.
En matière de chiffres, les taoïstes prétendent que l’impair est yang, donc majoritairement masculin et le pair est yin (féminin).


Le binaire serait donc ainsi la dualité du yin et du yang. C’est la base du langage informatique (0 et 1).


Quand on communique par écrit, le second degré ne devrait jamais être utilisé avec une personne que l’on ne connaît pas, car cela peut engendrer de l’agressivité. Le binaire est donc la première façon de fonctionner dans ce système de communication, mais il faudrait utiliser le ternaire ou l’impair (uniquement premier degré). Cela veut dire que l’on prend vite parti d’une idée et quand on prend une position sur un avis, on entre facilement en guerre avec ceux qui sont de l’autre avis. Les méchants deviennent les méchants avec des têtes de méchants et les gentils deviennent les vrais gentils avec des têtes de gentils. C’est purement binaire. Aucune souplesse. En avant marche ! Gauche, droite, gauche, droite…
Maintenant, si on met tout ça dans le fonctionnement de notre raison, on pourrait conclure que les deux hémisphères du cerveau gauche et du cerveau droit sont un compromis du binaire et du ternaire. Cela n’a rien de scientifique, c’est purement philosophique.
Alors, comment passer au ternaire ?


Dans le domaine de la percussion africaine du Mandingue par exemple, il existe au moins 4 codes pour définir le style de rythme joué. Il y a le binaire avec plus ou moins de swing qui fait basculer le rythme vers le ternaire et il y a principalement 3 sortes de rythmes ternaires. C’est l’appel qui se joue sur 3 ou 4 temps qui va définir de quelle famille de rythme il s’agit. Il y a aussi un swing de certains rythmes ternaires qui va donner un accent binaire, mais cela reste dans la matrice de ces 4 codes principaux. Le 4 s’impose donc comme la valeur initiale et c’est donc le binaire qui l’emporte. C’est le monde rationnel et matériel, c’est la matrice, la terre, le carré, le cadre, la pensée, etc.


Pour revenir à nous autres, petits bipèdes humains et au domaine de notre esprit, le passage au ternaire, c’est donc en quelque sorte l’irrationnel, c’est l’exploration du rêve et donc le monde de la musique dans sa créativité par exemple. L’unification des deux hémisphères produit le 1, l’unité qui permet de voyager entre les mondes. En percussion on improvise en ternaire sur un rythme binaire et vice-versa, et donc dans la vie on peut faire pareil. 


C’est donc ainsi qu’en mettant de l’art dans nos vies, la dualité ne peut plus nous rendre aussi agressif.


« Ni binaire, ni ternaire, bien au contraire,
C’est faire taire l’ordinaire au profit d’un nouvel air et donc d’une nouvelle ère.
Et c’est nettement meilleur pour nos nerfs.
Poils aux airs ! »


(Les pères culs sionistes dans l’air dû tant)